Hana wa sakuragi, hito wa bushi*

* D’entre toutes les fleurs, la fleur de cerisier, d’entre tous les hommes, le guerrier.
(poème japonais. Merci à Christophe Borg, un partenaire d’étude, pour la citation)

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J’en parlais dans un article au mois de juin et j’y reviens à présent. Pendant 5 jours en juillet, nous étions douze élèves de la Hyoho Niten Ichi Ryu, l’école des deux sabres de Musashi, à suivre un stage de kenjutsu au cœur des montagnes pyrénéennes.

Un stage, c’est une étude intense et approfondie de la discipline pendant au minimum cinq heures par jour. C’est pour ma part la quatrième fois que je participe à cet événement annuel et à chaque fois l’expérience est plus enrichissante que l’année précédente, aussi bien sur le plan physique ou technique que sur le plan mental.

DSCN0215Ce n’est pas une vue de l’esprit que de dire que les montagnes nous donnent de la force pour pratiquer, c’est un fait, difficilement explicable, mais c’est un fait. Nous sommes en hauteur, dans des paysages à couper le souffle, sous un soleil qui cogne sévèrement et pourtant la fatigue se fait moins ressentir que dans un dojo. Sous la direction, les corrections et les conseils de notre senseï, Nguyen Thanh Thiên nous avons marché dans les pas de son maître Iwami Toshio soke, le 11ème grand maître, et de tous ceux qui l’ont précédé jusqu’au fondateur de l’école, Miyamoto Musashi. Cette année j’avais également la satisfaction supplémentaire d’avoir fait venir avec moi deux des élèves de mon cours, et voir dans leurs yeux le même plaisir partagé m’a donné la sensation d’avoir pu transmettre à mon humble niveau une partie de la flamme qui m’anime.

DSCN0280Suivre l’enseignement de la Hyoho Niten Ichi Ryu n’est pas chose facile, cela demande un engagement et une discipline personnelle qui peuvent paraître anachroniques à notre époque mais c’est une étude qui apporte tant de satisfaction que la sueur et l’énergie dépensées ne sont pas vaines.

Voila à peine moins d’un mois que je suis revenu des Pyrénées et j’ai déjà hâte d’y retourner ! Mais pour mériter à nouveau cette expérience extraordinaire il faut d’abord faire preuve d’assiduité aux cours hebdomadaires tout au long de l’année.

Quoi qu’il en soit, j’ai des images plein la tête, et au delà du champs des arts martiaux, ces images et ces souvenirs sont autant d’inspirations que je mets à profit pour le jeu de rôle, tant pour l’écriture que pour les parties où je m’efforce de faire vivre à mes joueurs les sensations que j’ai moi-même vécues.

Crédits photo : Vinodkoumar Sachidhanandam © 2016 et Angélique Porchet © 2015

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