A l’ombre du Soleil Noir

couv soleil noir

Il y a des jeux qu’on découvre au hasard des rayons d’un magasin, et il y a des jeux dont on a pu suivre le développement. Soleil Noir fait clairement partie de la deuxième catégorie ! Du même auteur j’avais déjà énormément apprécié Tiamat, qui permettait d’incarner de la plus belle des manières des combattant modernes à la Street Fighter dans un univers contemporain mâtiné d’une touche de fantastique. C’était une vraie réussite. Lorsque Christophe Hermosilla m’a présenté Soleil Noir lors d’une convention à Lyon ou nous avons l’habitude de nous croiser, j’ai été immédiatement séduit, aussi bien par l’approche du thème que par les règles pour le moins originales.

Comment on y joue ?

Au départ je ne suis pas fan, mais alors pas du tout, des systèmes de jeu avec des cartes. Je suis en effet plutôt de la vieille école et pour moi, dans un JDR y’a des dés ! Pourtant, un simple coup d’œil au système de Soleil Noir m’a convaincu de l’essayer, et une partie d’essai m’a convaincu qu’il était taillé sur mesure pour le jeu. Des jetons de poker pour représenter les jauges (vie, moral…) et deux paquets de cartes à jouer. Tout le jeu est basé sur des combinaisons de poker, sans exception, tout se règle vraiment avec et il est même aisé d’improviser un effet à la volée avec ce principe. Il n’y a tout simplement pas d’exception, c’est d’autant plus simple et plus fluide, qu’on soit un trouffion à pied ou un pilote de char, qu’on arrose à la sulfateuse ou qu’on baratine un garde le système de résolution est le même.

Le petit détail qui m’a également fait très plaisir, c’est la possibilité pour un joueur de filer une carte à un compagnon pour compléter sa main et lui assurer une meilleure réussite. Par cet aspect, Soleil Noir encourage fortement l’entraide entre PJ et c’est tant mieux parce que l’univers, la deuxième guerre mondiale, est plutôt dur…

Des missions en territoire ennemis

La deuxième guerre mondiale… Pas le plus réjouissant des univers de jeu, pas celui non plus qui offre le plus de possibilités… Pourtant, quel rôliste après avoir vu Unglorious Basterds, Les canon de Navaronne ou Il faut sauver le soldat Ryan ne s’est pas imaginé jouer cette période ? Avec Soleil Noir, on est clairement sur ce créneau, c’est un jeu à missions qui emmènera les joueurs à lutter contre l’Allemagne nazie et à découvrir les secrets les plus sombres du troisième Reich. Je ne voudrai pas vous gâcher la surprise de la lecture ou du jeu alors je ne vais pas en dire trop, mais on reconnait bien là la marque de l’auteur, comme sur Tiamat, on s’attend à un jeu archétypal et on découvre à mesure qu’on progresse qu’il y a plusieurs couches savamment empilées.

Le livre de base, plutôt épais, propose en plus une longue campagne de huit scénarios qui vous feront voyager de la côte Atlantique au cœur de la Russie. De quoi passer de nombreuses heures de jeu déjà prêtes avant de composer vous même vos propres scénarios pour lesquels il vous suffira bien souvent de regarder un bon film sur le thème pour avoir une trame toute faite.

Niveau habillage, Soleil Noir joue dans la cour des grands, le jeu est disponible chez Lulu en impression à la demande, mais la qualité n’a absolument rien à envier aux jeux des maisons d’édition classiques du JDR. Rien que les illustrations, toutes du même artiste (Mustapha « Chimerae » Bennabi), sont simplement magnifiques et mettent immédiatement dans l’ambiance. Il avait déjà réalisé un superbe travail sur Tiamat, mais on voit bien qu’il a pris de l’expérience, les dessins sont nombreux, en couleur et impeccablement réalisés.

Ok, et après ?

Après ? Et bien on joue ! Et si on est un peu patient, l’écran de jeu ne devrait pas tarder à arriver. J’ai eu la chance de voir un rush de l’illustration finale, que je ne vous dévoilerai pas, et croyez moi, elle est aussi splendide ! L’écran devrait vous permettre d’ouvrir les possibilités au front Pacifique pour encore plus de plaisir de jeu…

Vous l’aurez compris, Soleil Noir est lui aussi un vrai coup de cœur pour moi, autant par le thème que par le système. Vous n’avez vraiment aucune raison de passer à côté. d’ailleurs, si vous passez dans le coin, je me ferai un plaisir de vous le faire découvrir au cours d’un one shot !

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