Encore plus Sombre…

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Je vous ai déjà parlé de Sombre il y a quelque temps, et dans l’admiration dans laquelle je suis face au colossal boulot qu’abat Johan Scipion sur son jeu. Quand j’ai écrit mon premier article sur le sujet, Sombre 6 venait de sortir, se présentant comme un nouveau livre de base dédié à Sombre zéro, la version minimaliste (et encore, à ce sujet il y a anguille sous roche !) de son grand frère. Aujourd’hui je vais donc vous parler des trois nouveaux volumes qui se sont ajoutés à la gamme, qui commence à vraiment devenir étoffée, à savoir les numéros 7 et 8, ainsi que le deuxième hors série. et oui, le gars Johan est un stakhanoviste du JDR, ses suppléments et leurs dates de sorties sont réglées comme du papier à musique ! Il était donc temps que je vous parle de la suite, avant d’avoir trop de volumes à commenter ! Et pour rappel, n’hésitez pas à visiter le site et le forum de Terres Étranges.

Sombre 7

sombre7Commençons donc par Sombre 7… Le sommaire est assez simple, ce numéro contient deux choses (outre les habituelles aides de jeu du cahier central) : le story deck et comment l’utiliser, et la Nuit sans été, un scénario pour Sombre classique.
Le story deck ? Kesako ? Et bien c’est une idée que je trouve assez géniale d’introduire une mécanique permettant aux joueurs de faire du drama avec leurs personnages. C’est particulièrement bien adapté au thème de ce numéro de la revue qui est l’horreur gothique. Le système est aussi simple que la gestion des évolutions de personnalités et donne toutes les infos pour faire des révélations clés aux moments importants. Simple et très élégante trouvaille que je n’ai pas encore malheureusement testée, mais ça ne saurait tarder maintenant.
Horreur gothique on disait ? C’est aussi le thème du scénario qui prend place la nuit où Mary Shelley aurait créé son roman « Franckenstein », et permet aux joueurs d’incarner des figures gothiques iconiques comme Mary Shelley ou Lord Byron… Ce scénario est un peu plus difficile à mettre en place que les précédents de la gamme, notamment parce que le registre horrifique change mais aussi justement parce qu’on y introduit le story deck. Comme d’habitude cependant, tout est sous contrôle dans une production Johan Scipion, l’épreuve du feu a été passée de nombreuses fois et une lecture attentive du scénario et des conseils permettront d’éviter tous les écueils et de faire de cette partie de jeu un souvenir mémorable ! Avant de lire ce numéro de la revue Sombre, j’étais plutôt dubitatif sur la possibilité de jouer ce genre spécifique avec ce jeu, mais finalement, tout semble coller, il est fort, il est très fort !

Sombre HS2

sombreHS2Chronologiquement, c’est du hors série numéro 2 qu’il faut parler maintenant. Même format qu’habituellement et tout autant plein à craquer de matos exploitable, à tel point qu’on se demande comment il fait pour tout rentrer là dedans… Pèle mêle on va trouver de quoi se faire créer un perso sur le pouce très rapidement, avec des personnages très typés qui collent au genre. S’en suit également quelques cartes, le mini deck, qui permettent d’introduire en cours de jeu des rebondissements agréable. en fait, c’est même plus que ça, on a là l’outil idéal pour l’impro. On trouve aussi deux compte-rendus agréables et détaillés ainsi que d’excellents conseils pour mener « Overlord« , le scénario Zéro qu’on trouve dans le deuxième numéro de la revue. Et enfin (oui, plein de matos je vous le disais), une novélisation de « House of the rising dead« , le scénario du premier numéro de Sombre, ainsi que cinq prétirés qui permettent de se jeter directement dans le bain sans avoir à passer par la case création de personnage pour ce scénario. La version « auteur de nouvelles » de Johan prend encore du grade, j’ai trouvé celle-ci au dessus du recueil (le HS1, suivez un peu), mais ça c’est aussi peut-être à cause des zombies… C’est bien les zombies… Autant vous dire que ce deuxième hors série est un must-have.

Sombre 8

sombre8Pour finir cet article, abordons à présent Sombre 8, tout juste arrivé à la maison ! Johan parle de cet opus comme son concept album, et encore une fois, ça devient énervant, c’est la description qui convient. Le thème de ce numéro est le camp Indian Lake, un setting dont ceux qui suivent un peu les pérégrinations de l’auteur ont déjà entendu parler. On commence donc par la description du setting, un camp de vacances américain très convaincant, nourri par de multiples PNJs qui donnent vie au lieu et vous rendront impatient d’y lancer vos vict… vos joueurs ! Après ça, un petit feedback sur une partie improvisée dans ce setting particulier, utilisant la création de personnage avec le story deck de Sombre 7. Johan se prête très bien à l’exercice du feedback, c’est clair, c’est parlant, c’est quasiment un scénario supplémentaire pour nous.
On termine ce numéro par deux scénarios pour Sombre Zéro se déroulant dans le setting d’Indian Lake. Le premier se déroule pendant les 70’s et reprend tous les codes du slasher movie, on a là toutes les ficelles pour réussir un scénario dans ce genre d’horreur en permettant aux joueurs d’incarner des personnages successifs, les morts s’enchaînant quand même à grande vitesse dans la pure tradition du slasher. Le deuxième est un peu particulier, et je ne peux pas trop en dire de peur de déflorer l’intrigue et la surprise, sachez cependant que trois niveaux de jeu s’imbriquent. Un peu compliqué à mettre en place, il faut vraiment prendre le temps de le lire à fond et de bien le comprendre, mais il promet une expérience de jeu inoubliable. Bien entendu, les pages centrales du magasine contiennent toutes les aides de jeu qu’il vous faudra.

Séquence post-générique

Avec ce huitième numéro (10 si on compte les hors séries), Sombre atteint un volume de texte utile impressionnant, d’autant que tout est bon, il n’y a rien à jeter, c’est à chaque fois un modèle de game design. Chaque numéro apporte son lot de précisions ou met le projecteur sur un aspect particulier de l’horreur adaptée en JDR. Je l’avais dit la première fois, et je le répète : Sombre c’est bon mangez-en !!!
En fait, puisqu’il faut aussi un peu dire du mal pour ne pas passer pour un fanboy, j’ai quelques revendications (dont je connais les réponses pour en avoir discuté avec Johan, mais c’est le principe). Il faut une version pdf ! Oui on est à l’ère du numérique quand même, et au moins pour les aides de jeu, pour ne pas flinguer les agrafes à force de pliage et dépliage. Et puis un bon gros recueil rassemblant les différents modes de jeu, ce serait bien aussi.
Voila pour aujourd’hui, je termine cette chronique en relayant l’info que Johan a laissé filtrer et qui me met en appétit pour la suite : Sombre 9 sera un nouveau livre de base, après Sombre classique (n°1), Sombre Zéro (n°6), on va avoir Sombre Max (n°9), tout pour jouer des actioners horrifiques (vous avez pensé à Aliens vous aussi ?).
Bref, continue Johan ! Mais fais gaffe quand même, à force de sortir des trucs biens je suis habitué, mais le jour où tu baisses de régime je serai sans pitié et je te crucifie dans un article ou sur un totem à Indian Lake.

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