Initiation avec D-Start

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Chose promise, chose due, après vous avoir présenté la boîte de chez Larousse et celle de Chroniques Oubliées, j’attaque maintenant D-Start, la boîte bien remplie de chez Matagot ! Et quand je dis bien remplie, elle l’est vraiment, avec pas moins de 10 scénarios disponibles. Je peux d’autant mieux vous en parler aujourd’hui car je l’ai testée, pour deux aventures, une de chaque côté de l’écran. J’ai commencé par faire jouer ma femme et mes enfant sur le scénario zombies (oui, oui, j’suis fan du genre je vous rappelle), et c’est ensuite Liam, mon fils le plus jeune (9 ans) qui s’y est collé pour faire jouer ses parents, son frère et sa sœur sur le scénario « Kung-fu master »…

Une boîte bien remplie

D-start3Comme je l’écrivais en introduction, la boîte est bien remplie ! On y trouve une brouette de dés (15 dés blancs avec des faces 1 ou 0, 30 dés rouges avec des faces 2 ou XX), un livret de règles d’une dizaine de pages, 10 livrets de scénarios de 10 pages chacun, 50 personnages prétirés (des fiches bristol A5 en couleur), un écran du MJ et une poignée d’aides de jeu imprimées. Pour le prix, on est servi, c’est le moins qu’on puisse dire ! Le matériel est de bonne qualité, les livrets sont en papier noir et blanc, les fiches de personnages et les aides de jeu sont en bristol, agréables au toucher. L’écran, tout ce qu’il y a de plus générique, est du même acabit et remplit sa fonction correctement.

Du scénar’ à la pelle !

D-start5Pas moins de 10 scénarios dans la boîte, c’est vraiment le gros point fort de ce jeu ! Ils ne sont pas d’une originalité folle et sont lairement très linéaires mais ils sont néanmoins particulièrement intéressants car ils font tous appel à des références connues de la plupart de gens, et des enfants (la cible évidente de ce jeu), même et surtout s’ils ne sont pas rôlistes. Je ne vais pas vous faire la liste de chacun d’entre eux (vous pourrez trouver ça sur le site du GROG) mais dites vous que si vous jouez « L’étoile d’acier » vous vous sentirez presque dans un épisode de Star Wars, et que bien entendu en jouant à « L’école des mages » vous vous sentirez comme à Poudlard !

D-start6C’est vraiment la grande force de D-Start, proposer des références quasiment universelles pour les scénarios, qui permettent de se faire instantanément une image mentale de l’ambiance à appliquer pour la partie. Et c’est pareil pour les huit autres. L’autre point fort des scénarios, ce sont les prétirés avec un parti pris radical : on joue des adolescents, quelle que soit l’histoire, de manière à faciliter l’immersion pour les jeunes joueurs. En quelques mots : carton plein pour les scénarios proposés, ils font mouche à tous les coups, même les fans de jeux vidéo s’y retrouveront avec des références à World of Warcraft, ou même Fortnite pour les accros à la battle royale.

 Un moteur de jeu en demie teinte

D-start4En ce qui concerne le système qui motorise l’ensemble, je vais être un peu plus mitigé. Mais voyons d’abord de quoi il retourne. Les personnages sont définis par deux caractéristiques variant de 1 à 3, deux avantages et un défaut. Pour réussir une action le joueur lance autant de dés blancs qu’il a dans la caractéristique testée face une une difficulté (de 1 à 3) et compte les succès (les points sur les dés). Un avantage applicable donne un succès de plus, un défaut en enlève un. C’est ultra simple. Les dés rouges viennent s’ajouter à la poignée de dés, on en ajoute un par demie heure de jeu en gros, ou quand les personnages sont blessés.

Pas de difficulté particulière à la compréhension des règles, même pour les plus jeunes, c’est assimilé en moins d’une minute. Là où ça me pose problème, c’est l’utilisation des méta-dés (les dés rouges qui peuvent donner soit deux succès, soir moins deux succès) ; ceux-ci en effet ajoutent une énorme par de hasard à tous les tirages, ce sont eux qui en gros décident de la réussite ou non d’une action, les dés blancs (qui ne peuvent afficher que 1 ou 0) en deviennent presque transparents. Si la lecture des résultats est rapide et pratique, le hasard devient quasiment total à chaque jet à partir du moment où on accumule plusieurs méta-dés.

Je l’offre à qui ?

D-start2Si cette boîte est séduisante et bien fichue, particulièrement bien servie par les scénarios proposés, je trouve vraiment dommage que cette belle idée soit gâchée par l’adjonction des méta-dés et leur part prépondérante de hasard… Quand j’ai mené « En territoire zombie », j’ai limité le nombre de méta-dés strictement aux blessures reçues, je n’en ai pas ajouté pour accélérer la chute. En revanche mon fils lui s’est collé aux règles, ce qui fait que vers la fin du scénar nous avions chacun au moins deux ou trois dés rouges dans notre main, ce qui rendait impossible toute estimation quant à la réussite ou non des actions à entreprendre. Avec des gamins, qui n’ont pas de notions particulières de probabilités, ça passe tout seul, ils sont même plutôt contents de balancer plein de dés, peu importe que le résultat en soit totalement aléatoire ! En revanche, avec des collégiens et plus vieux, le système se révèle extrêmement frustrant.

Pour moi, le choix est simple, si je dois de nouveau masteuriser, je prends les scénar’ tels quels, mais je change le système de règles. Pour des enfants (8/12 ans en gros), vous pouvez y aller les yeux fermés, ils ne seront pas pas perturbés par le côté hasardeux du système et les références scénaristiques leur parleront sans aucun problème ! Du coup, la réussite n’est pas complète à mon sens, mais je reste néanmoins sur une bonne note générale.

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